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Histoire de la commune
Histoire

Au temps des Romains, Saint-Blaise portait le nom de Arens, qui signifie sablonneux. Ce n'est pourtant qu'au XIème siècle que ce village apparaît dans l'Histoire. Il faut attendre le XIIIème siècle pour que soit mentionné le nom chrétien de "Saint-Blaise", qui sera donné au village "du bas", tandis que selui "du haut" conservera le nom d'Arens.

Jusqu'au milieu du XVIème siècle, l'administration communale n'était réglementée que par l'usage. Il en résulta une situation critique pour les finances et la communauté, jusqu'à ce qu'un citoyen, Hugo Virechaulx, notaire entre autres fonctions, établisse le 6 mars 1552 le premier registre de Saint-Blaise, répertoriant et réglementant ainsi ce que l'on pourrait appeler les revenus de la commune. L'ordre revint. On doit à son digne successeur, Jean Cordier, le premier règlement de la communauté de Saint-Blaise, datant de 1615.

Jusqu'à ce qu'elle soit supprimée en 1848, Saint-Blaise faisait partie de la Châtellenie de Thielle, la cinquième en rang des juridictions de l'Etat de Neuchâtel. C'est à Saint-Blaise que solennisaient les serments réciproques entre le prince et le peuple. En 1793, l'époque troublée amena la commune à prendre des mesures de précaution; il était interdit de planter un arbre de liberté ou de porter un bonnet rouge (signe de rébellion), sous peine d'être rayé de la commune et privé de ses avantages.

Il ne paraît pas y avoir eu d'école à Saint-Blaise avant la Réformation; les enfants étaient alors instruits par le curé. Mais en 1548, on trouve une école de paroisse, cela jusqu'en 1660. Elle recevait les enfants des quatres communes de la Paroisse. A cette date se produisit la séparation entre Saint-Blaise-Marin et Hauterive-La Coudre, ce qui mena à une nouvelle période scolaire, jusqu'en 1679, dite de "l'école de Saint-Blaise-Marin". Mais en 1679, Marin se retira. L'école occupa successivement des locaux dans la maison où se trouvait (au début du XXème siècle) la Boucherie Moser, puis dans l'ancienne auberge dite "Hôtel communal", avant qu'en 1896, on inaugure enfin un nouveau bâtiment.

En 1888, les hameaux de Voëns et du Maley fusionnent avec Saint-Blaise.

Le ruisseau abondant descendant de Voëns attirait nécessairement de l'industrie et, par là, la construction de moulins.

Evolution de la localité

Le site de Saint-Blaise est habité depuis plus de 5000 ans sans interruption. Les lacustres y ont vécu pendant plusieurs millénaires, de l'âge de la pierre polie à celui du bronze. De très intéressants vestiges ont été retrouvés dans le lac. Les Helvètes et les Romains ont aussi marqué de leurs traces la terre de ce village. De très modeste agglomération - en 1775, Saint-Blaise ne comptait que 16 chefs de famille -, le village se développa peu à peu à partir de deux quartiers bien délimités: celui du haut et celui du bas. Presque toutes les maisons étaient construites au bord du ruisseau. Le Ruau était, en effet, jalonné d'établissements nécessaires à la vie de la population: moulins, battoir, foule et scierie. La plus ancienne mention date du XVIème siècle, mais ils devaient être bien antérieurs. Au milieu du XIXème siècle, quatre subsistaient encore, plus une foule et filature. Celle-ci fut remplacée par une scierie de marbre vers la fin du siècle. Auparavant, au XVIIIème siècle, on vit aussi fleurir les faiseurs de dentelles et les fabricants d'indiennes. Puis la plupart de ces anciennes industries disparurent, la quasi-totalité des habitants s'occupant des jardins et de la vigne.

Dès la moitié du XIXème siècle, des travaux importants vont complètement modifier l'aspect de Saint-Blaise: construction des lignes de chemins de fer et correction des eaux des lacs du pied du Jura. Vers le milieu du XXème siècle, le vignoble qui séparait le village de la lisière de Chaumont va peu à peu céder sa place à des quartiers d'immeubles locatifs ou de villas familiales. Ces constructions contribuent, une seconde fois, à modifier la physionomie de Saint-Blaise en lui donnant l'air d'une élégante localité. De plus, la seconde correction des eaux du Jura et la construction de l'autoroute A5 ont modifié entièrement les rives de Saint-Blaise et ont permis de créer un ensemble portuaire et un espace de loisirs fort attractif.

Ouvrage sur Saint-Blaise

"Histoire de Saint-Blaise", Olivier Clottu avec la collaboration de Jean-Albert Nyfeler. Editions du 3 Février et Editions du Ruau (1995)

En vente au bureau communal